Originale autografo…, in AAOPFL

Torino, li 9 Mars 1920.

Monseigneur [!] le President,

Le mouvement de Missionnaires de notre Institut pour les Missions paralisé pendant la guerre, a repris son élan après le retour des nôtres du front.

C’est ainsi finalement, malgré toutes les difficultés des transports et les dépenses très fortes que nous avons envisagées avec autant de confiance que de sacrifices, nous avons pu envoyer de nouveau dans nos Missions un nombre considérable de Pères et de Religieuses Missionnaires, dont vous verrez la note ci-joint.

Nous recourrons pourtant, Monseigneur, à l’œuvre providentielle que vous présidez, en vous priant humblement que vous vouliez bien comme auparavant, nous aider aux frais vraiment extraordinaires que nous venons de faire pour l’envoi des susdits Missionnaires et Religieuses dans nos Missions d’Afrique. Même avec les quelques facilitations eues de notre Gouvernement, la moyenne de montant des frais pour le voyage de chaque Missionnaire et de chaque Religieuse a été de deux mille frs.

Votre allocation, que nous espérons généreuse, nous sera doublement précieuse par ces temps tout à fait anormales où toute chose coûte énormément, surtout que notre Institut et nos Missions, Dieu merci, se développent grandement, et promettent un avenir très consolant.

Nous connaissons bien le zèle de Votre Grandeur et de tous les Membres du Conseil de l’œuvre, par la bienveillance que vous eûtes les années dernières pour notre Institut, et que nous souhaitons vous nous conserverez à jamais. Pour cela nous n’insistons davantage, et nous attendons votre aide providentielle dont nous vous remercions vivement par avance.

En attendant nous vous offrons, Monseigneur, l’assurance des nos prières et de tous nos Missionnaires auprès de notre auguste Patrone la très S.te Vierge de la Consolata afin qu’Elle bénisse votre Œuvre et tous les désirs de Votre Grâce et de Messieurs les Conseillers.

Daignez agréer, Monseigneur, l’hommage de notre profond respect avec lequel nous avons l’honneur d’être

De Votre Grandeur Très dévoué

Chan. J. Camisassa

Procureur de l’Institut de la Consolata