Originale autografo…, in AAOPFL
Torino, li 10 Avril 1921.
Monsieur le Président,
Nous avons l’honneur de porter à votre connaissance le consolant mouvement de Missionnaires de notre Institut – Pères et Sœurs – pendant l’année 1920, que vous constaterez des tableaux ci-joint.
Votre Grandeur comprendra aisément les sacrifices qu’il nous a fallu faire pour envisager les difficultés et les frais vraiment extraordinaires qu’exigent à ces temps l’équipement et l’envoi aux Missions de Missionnaires en nombre si considérable. C’est pour cela, Monseigneur, que nous recourrons à Votre Grandeur qui présidez l’Oeuvre de la Propagation de la Foi, si providentielle pour les Missionnaires, en vous priant humblement de vouloir bien nous aider par l’allocation que vous assignez pour les départs des Missionnaires.
Nous prenons ensuite occasion de la présente pour notifier, avec regret, à Votre Grandeur que voila bien deux années que nous ne recevons plus d’allocations pour notre grande Préfecture du Kaffa. Et c’est là une Mission qui en a une imposante nécessité, soit pour les grandes difficultés que doivent surmonter ses Missionnaires, soit pour les frais qui sont rien moins que quadruplées à cause du change.
Nous espérons pourtant, Monseigneur, qu’en considération de tout ce que nous avons exposé, le Conseil de l’Oeuvre voudra bien nous assigner une allocation généreuse, correspondante aux nécessités de notre Institut et de nos Missions.
Cette allocation ne sera pas seulement un aide providentiel pour ces temps où tout coûte excessivement, mais sera aussi un encouragement pour nos Missionnaires et pou notre jeune Institut, qui, merci Dieu, est très fleurissant.
En attendant, Monseigneur, nous vous remercions par avance de tout ce que vous voudrez bien faire en notre faveur; et nous vous prions d’agréer l’as-surance de nos prières et de nos Missionnaires auprès de notre S. Patrone la Consolata, afin qu’elle bénisse copieusement votre
Œuvre, qu’Elle répande ses consolations maternelles et qu’elle exauce tous les désirs de Votre Grandeur et des Messieurs les Conseillers.
Daignez, Monseigneur, agréer aussi l’hommage de notre profond respect. De Votre Grandeur Très obligé
Chan. J. Camisassa
Procureur Gén.l de l’Institut
